Par la suite, mode exige, il adoptera divers noms tels Stitche’s , Maxwell’s puis Biddle’s pour satisfaire une clientèle toujours en quête de nouvelles sensations.

 

Dès le premier jour, la popularité du resto / bar monte en flèche grâce aux prestigieux musiciens qui ‘y produisent, ainsi qu’à l’ambiance chaleureuse et imprévisible qu’on y trouve en tout temps. Les Oliver Jones, Oscar Peterson, Billy Georgette, Bernard Primeau, Johnny Scott et Skip Bey, pour ne nommer que ceux-là, nous initient au jazz de haut calibre. Par ailleurs, les soirées d’improvisation permettent à foule de jeunes musiciens de se faire valoir tout en côtoyant leurs idoles. Les spectateurs adorent cette alchimie sans cesse renouvelée.

 

Autre gage de succès : le combo poulet et côtes levées à la mode louisianaise. La recette maison de la sauce dans laquelle les côtes mijotent est tellement sollicitée que l’intrépide Durst décide d’offrir son désormais célèbre combo au réseau La Cage aux Sports qu’il fonde parallèlement. Ce mets fait toujours la fierté des 43 restaurants.

 

Pendant le Festival International de Jazz qui a lieu annuellement à proximité, les plus grandes stars viennent s’y réfugier (chuttt… c’est un secret) pour se prélasser et parfois jammer! On se souvient de Liza Minelli qui ne s’était pas trop fait priée pour envahir la scène jusqu’à l’aube, lors d’une session magique.

 

2003 Charlie Biddle est emporté par la maladie. On doit tourner la page. L’établissement adopte le nom de Maison du Jazz et refait peau neuve. Collectionneur d’art invétéré, Georges Durst le dote de pièces exclusives; mur des célébrités, lustres gigantesques, sculptures de bronze et saxophone verseur de bière soulèvent, à tout coup, l’émerveillement. La scène est repositionnée de façon stratégique et la terrasse agrandie, de façon à mieux desservir jusqu’à 150 convives. S’y ajoutera, en 2006, un majestueux plafond-vitrail réalisé par Laura-Lee Barwick et 57 artisans, sur une période de 3 ans. Un réel chef-d’œuvre!

 

Au terme du bail de 15 ans qu’il vient de signer, cela fera 50 ans que Georges Durst anime le 2060 Aylmer, tout un précédent dans le domaine du divertissement! Et pour fêter, l’insatiable Durst entreprend d’implanter son concept aux quatre coins de la planète.